La mission Zelnik - 1ere partie - La carte prépayée
Par Nicolas Desaleux. vendredi, janvier 8 2010, 12:54. Hadopi Carte prépayée Mission Zelnik Politique | Lien permanent.
La carte prépayée pour acheter la musique.
Descriptif de la carte
Cette carte est co-financée par
- les sociétés vendant de la musique en ligne et participant à l’opération;
- l’acheteur de musique;
- l’Etat.
Son but serait de changer le comportement des jeunes enclin à télécharger gratuitement de la musique vers l’achat de musique en ligne.
Quelques interrogations concernant cette carte.
- Pourquoi limiter cette carte à la musique, qu’en est il de la vidéo et des autres média tel que les écrits ?
- Pourquoi l’Etat (donc nous les contribuables) doit-il encore mettre la main à la poche ?
- Pourquoi les sociétés qui proposent de la musique choisissent ce type de financement alors que d’autres choix s’offrent à eux ?
Mes réponses à ces questions.
Concernant le fait que cette carte soit uniquement fait pour le téléchargement de la musique.
Les personnes de la mission sont essentiellement issue de ce monde audio, serait-ce du nombrilisme ou alors les retranscriptions du compte-rendu qui se focalise que sur l’audio. J’espère cependant que cela simplement une manière de voir si le fonctionnement d’une telle carte peut être adoptée et que ce modèle est efficace.
Concernant la prise en charge de l’Etat de cette carte.
Je ne comprends pas encore la raison pour laquelle l’Etat dépense autant de ressource dans cette problèmatique ainsi que dans la manière avec laquelle, il essaye de la solutionner.
Je conçois que l’Etat perd des revenus (la fameuse TVA) qui pourrait être issue d’un téléchargement légal ou encore de l’achat du bien physique. Mais pourquoi encore rajouter une perte financière en finançant en partie (20€ sur les 50€ de la carte). En effet, avec une TVA à 19.6%, celle ci rapporte environ 20€ pour 100€ d’achat hors ici l’Etat finance 40€ pour 100€ d’achat soit le double de ce que peut lui rapporter cette carte. La dette française ne risque pas d’être reduite.
Je veux bien croire que l’Etat prévoit que la carte ne soit pas le seul facteur déclenchant d’achat et que ceux ci repartiront, mais mes différentes lectures me font dire que le prix élevé des oeuvres audio est le frein majeure à l’acte d’achat.
Cependant, je ne suis pas sûr que les jeunes à qui s’adressent cette carte s’aperçoivent que la carte leur permet de payer seulement 40% du prix du morceau acheté. Car pour eux, le morceau de musique restera au même prix.
L’Etat cherche t’il par ce biais à relancer l’économie locale, je me permet d’avoir quelques doutes. D’une part, je ne pense pas que les plateformes de téléchargement soit située chez nous ou quelles aient un fort potentiel d’emploi en France. De plus, l’argent dégagé par ces plateformes ne risque pas d’être réinvesti en France, les sociétés les exploitant n’étant pas ici. Pour moi, cela reste un financement à perte, une subvention qu’il va falloir faire payer aux contribuables et donc faut il croire encore à une hausse des impôts à moins que ce coût soit financé par ce qui va être énoncé dans le 2ème billet traitant de la mission Zelnik
Concernant le choix d’une carte prépayée financée en partie par les commerçant de musique en ligne.
Croient ils que les jeunes augmenteront leur achat via la carte ? Cela est fort probable.
Faîtes faire une commission par des gens partisan et ceux ci vous proposeront le meilleur modèle économique pour eux. En effet, au lieu de réduire de 10 à 20% le prix de ventes, ce qui correspond environ à ce qu’ils risquent de co-financer soit de 10 à 20 centimes d’euro par morceau, Ceux ci veulent, en plus, que l’Etat finance, on l’a vue 20% de leur vente déduction faite de la TVA, la musique achetés sur le web. Autrement dit, l’état donne à ces entreprises l’équivalent de 20% de leur CA. J’ai largement exagérer ces chiffres car leur revenu ne provient pas seulement de la vente via les cartes, mais seule l’idée d’entreprises privées correctement rémunérées par l’Etat reste intéressante.